Chez eux y'a personne, chez nous y'a dégun.
Chez eux on parle, chez nous on tchatche.
Ils se font frapper, on les crève.
Ils s'embrassent, on fure.
Ils sont racistes, et Rachid c'est notre frère.
Ils sont pâles, nous on est multicolores.
Ils se font avoir, on les met à l'amende.
Ils voyagent, on les envahit.
Ils chantonnent, on met le OAÏ.
Ils sont malades, on est fatigué.
Ils sont calmes, on s'engaste.
Ils sont triste, on est mort de rire.
Ils jouent au ballon, on les galèje.
Ils courent après un titre, on en gagne dix.
Ils regardent la télé, on va au Stade
Ils sont seuls, nous sommes unis.
Là-bas il pleut, ici on se baigne.
Ils dorment, on fait des minots.
Ils sont soumis, nous sommes rebelles.
Ils sont refermés, on a la mer et le port.
Ils ont de l'argent, on a la foi
Ils partent en vacances, on va au cabanon.
Ils mangent fade, on se casse le ventre avec l'AÎOLI.
Ils boivent de l'eau, on le mélange avec le pastaga.
Ils se caguent, on craint dégun.
Ils sont quelconques, nous sommes Olympiens.
Ce sont des robots, nous sommes des Hommes.
Ils sont Français, nous sommes Marseillais